Vendredi 29 mai - de Paris à Thieux - 41 km
Entre un Airbus de Corsair et un Boing d’Air France, aucune différence dans l’inconfort des sièges et la médiocrité des repas ! J’ai très peu dormi malgré la prise de deux cachets de Doxilamine, molécule dont j’avais déjà testé l’inefficacité ! Bref, un voyage pas terrible comme d’habitude, avec quand même deux films pour faire passer le temps visionnés agréablement grâce à une qualité correcte du son et de l’image.
Arrivée très matinale à Orly 4. Ce terminal est excentré par rapport aux trois autres, d’où une marche assez longue pour rejoindre la station de métro de la ligne 14. Cela permet de dégourdir jambes et articulations à condition de ne pas emprunter les escaliers et trottoirs roulants. Je n’ai que 6 stations à faire mais le ticket unique coûte 14 € et sa réservation, effectuée en ligne avant mon départ, m’avait pris plus d’une heure !
À 7h30, je suis avenue d’Italie, tout près de la boutique Cycles 13 qui n’ouvre qu’à 10h. Je m’installe à la terrasse d’un bar pour un bon croissant et un bon café parisiens qui font du bien après l’horrible petit-déjeuner servi par Corsair. Le ciel est bleu et l’air est doux. Les piétons défilent sur le large trottoir qui me sépare de l’avenue. J’observe leurs physionomies très diverses, mais très éloignées de celles des Réunionnais !
Je mets à profit cette attente pour téléphoner à Marie-Claude et pour réserver mes premiers hébergements. Ce ne seront pas mes premiers choix, ce à quoi je m’attendais en commençant par un week-end. Mais je suis soulagé d’avoir assez facilement trouvé, en puisant dans ma liste, à me loger sans trop m’écarter de l’itinéraire prévu. Je confie la garde de mes affaires à ma voisine, une vieille dame sirotant son expresso et fumant cigarettes sur cigarettes depuis plus d’une heure, pour aller me changer dans les toilettes en passant du mode avion au mode vélo, ce qui surprendra ladite vieille dame !
Et puis ce fut la réception du vélo, opération assez longue avec le conditionnements des sacoches. Tout ce que j’avais demandé est fourni et l’ensemble semble de bonne qualité. Je peux enfin démarrer en commençant par une traversée de Paris que je craignais un peu. En fait, cela se fait sans gros problèmes en empruntant le plus souvent des couloirs réservés aux vélos ou des voies à partager avec les bus. Il faut juste être très attentifs, en particulier aux intersections.
J’ai beaucoup aimé revoir les gares des lignes de métro aériennes, les ponts et berges de la Seine, le canal Saint-Martin, le Génie de la Bastille et d’autres monuments dans le lointain. Dans la partie où le canal Saint-Martin passe en souterrain, sa voûte est recouverte d’abord par des parcs et jardins du plus bel effet, puis par une vaste esplanade sur laquelle était installé aujourd’hui un marché que j’ai parcouru dans toute sa longueur en poussant mon vélo et en me régalant du regard des étals de fruits et légumes, de poissons, de fromages, etc. Et bien sûr, je mes suis payé une poignée de cerises à déguster sur place.
Je fais ma pause-déjeuner un peu plus loin, au niveau du bassin de la Villette en me montrant raisonnable : une Grimm blonde, un carpaccio de tomate, des linguines au pesto, un crumbble aux pommes et un café. Je reprends ensuite mon pédalage et quitte insensiblement Paris, puis ses communes limitrophes, en longeant le canal de l’Ourcq. Je ne fais qu’apercevoir quelques zones d’entrepôts, puis d’immeubles et enfin de pavillons, mais la nature l’emporte aisément.
Une piste cyclable en enrobé lisse double le chemin de halage et permet de faire quelques écarts avec un peu de dénivelées, ce qui me permet de tester avec satisfaction le plus petit braquet de mon vélo. Cette piste traverse le parc forestier de la Poudrerie qui est composé d’un joli mélange de feuillus. À plusieurs reprises, elle passe d’une rive à l’autre et chaque passerelle offre un point de vue sur le canal et sur ses berges où apparaissent quelques rangées de platanes.
J’avais envisagé de continuer à suivre le canal jusqu’à Meaux, mais la piste cyclable prend fin et le chemin de halage n’est pas bien adapté aux vélos de voyage. J’ai donc choisi de suivre l’EV3, véloroute européenne aussi appelée Scandibérique, en mettant cap au nord pour une fin de parcours à travers champs de céréales de villages en villages, Greesy, Compans et finalement Thieux où je me trouve ce soir dans une pizzeria proposant aussi des chambres d’hôtes.
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| La trace du jour : 41 km |
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| Dans Paris |
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| Sous le métro aérien |
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| La Seine ! |
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Le canal Saint-Martîn
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| Le Génie de la Bastille |
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Mon vélo au bord du bassin de la Villette
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| Le canal de l’Ourcq |
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| Dans le parc forestier de la Poudrerie |
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| Fin du parcours à travers champs |
Joli parcours parisien. J adore. J avais pas encore vu au cinéma la scène de la vieille dame qui garde les affaires du cycliste! Bonne route avec ton beau vélo. Marie-Claude
RépondreSupprimerBon voyage Marc; profite bien! Jean-Claude & Maryvonne
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