Entre Seine et Somme à vélo - Étape 8

Vendredi 5 juin - de Woignarue à Dieppe - 55 km

Hier soir, une copieuse et savoureuse entrecôte, bien meilleure qu’une quelconque pièce du boucher, aira su récompenser mon éprouvante journée. De retour en chambre, je regarde à la télé le match amical, préparatoire à la Coupe du Monde, entre la France et la Côte d’Ivoire. Un match plaisant… grâce aux ivoiriens surtout ! Côté français, après une première mi-temps encourageante, la seconde fut assez pitoyable avec une défaite bien méritée au final.

Mon sommeil n’est pas sans agitations, c’est connu ! Cette nuit, j’ai réalisé une de mes spécialités que je pratique épisodiquement : la chute le lit ! Réalisée heureusement tout en douceur, enveloppé dans la couette. Même pas mal ! Après cela, bon rendormissement et, comme hier, réveil à 6h30, rapide petit-déjeuner à l’hôtel et départ avant 7h30.

Côté météo, ce fut aujourd’hui nettement moins pire que ce que je craignais. Je n’ai eu à subir que de rares épisodes de pluies fines. Et mon ennemi le vent ne s’est vraiment manifesté que sur les parties dégagées sur les plateaux. Cependant le ciel est resté très nuageux avec seulement quelques fugaces percées du soleil et c’est dommage car mon parcours était très propice à des points de vue.

Comme je le savais, ce parcours a été aussi exigeant physiquement en raison de son profil. Entre les villes de bord de mer, il faut remonter au-dessus des falaises ! J’ai réussi à ne jamais mettre pieds à terre, mais j’ai dû à plusieurs reprises utiliser le plus petit braquet de  mon vélo qui me donne heureusement toute satisfaction (pour les initiés, il est de 0,8).

Les plages sont toujours en galets, sans grand charme. Il faut plutôt regarder côté terre où on peut observer de belles demeures, surtout à Mers-les-Bains. Elles datent sans doute de plus d’un siècle et beaucoup sont en travaux pour essayer de les sauvegarder. Et puis il y a ces falaises calcaires qui ont leur charme et dont la hauteur impressionne.

Au Tréport, je n’ai bien sûr pas pu monter au sommet par le bien nommé escalier de la falaise. La Vélomaritime fait gentiment autant de zigzagues que possible pour venir en aide aux cyclistes. Mais il y avait une autre possibilité que je découvre trop tard : un funiculaire souterrain relie la ville basse au sommet et, sur les 4 cabines, l’une permet d’embarquer les vélos. Et c’est gratuit !

J’ai en fait passé la plus grande partie de cette journée dans la campagne, sur les plateaux au-dessus des falaises. Une belle campagne un peu vallonnée, alternant zones de cultures céréalières et d’élevage bovin. Les petits villages traversés présentent quelques jolies cases et édifices. J’ai fait ma pause-déjeuner en restaurant dans l’un d’eux, appelé Petit Caux. Je me contente d’un dos de saumon à l’oseille-pommes vapeur et d’un sorbet citron : très raisonnable !

J’arrive finalement à Dieppe sous le soleil, fait un tour sur le front de mer et dans la ville et m’installe dans un bar pour boire un Perrier et écrire le début de cet article en attendant l’ouverture de la réception de mon hôtel à 17 heures. J’y suis maintenant correctement installé, un peu éprouvé ce soir par cette un peu rude journée de pédalage.

La trace du jour - 55 km


À Mers-les-Bains


Des palourdes


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